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La répartition des lots

.. ou comment nous avons opéré l’attribution de nos appartements respectifs sans nous taper dessus ! 🙂
Voici comment nous avons procédé pour parvenir au résultat que vous connaissez aujourd’hui (ou sinon c’est par ici).

Prospection et estimations

L’un des éléments structurant pour se lancer dans un projet de construction, c’est disposer d’un terrain. Mais avant de se lancer à la recherche de la perle rare, encore est-il nécessaire d’avoir quelques critères de sélection. Nous avions donc élaboré une grille regroupant les aspects qui nous semblaient les plus intéressants, comme la disponibilité de transports en commun ou la proximité des commerces, mais également la surface de notre futur logement, notre toute première répartition de l’espace à vivre.

Cette surface avait en fait pour objectif de passer avec succès l’épreuve du COS, ou Coefficient d’Occupation des Sols (*), qui précise le ratio entre les m² de surface de plancher que l’on peut bâtir et la superficie du terrain. Notre première estimation de la surface totale était de 500 m². Pour un COS compris entre 0.5 et 0.7, il nous fallait donc un terrain entre 700 et 1000 m² (soit entre 500 / 0.7 et 500/0.5).

Nous ne souhaitions pas des logements uniformes, et avions des aspirations propres quant à l’espace dans lequel de envisagions d’habiter. La répartition « à la louche » a donc été assez vite remplacée par une matrice, dans laquelle chacun a posé les bases de l’espace désiré :

  • espace privé du logement
  • terrasses et jardins
  • espaces communs
  • choix collégiale de l’espace accordé au 5e lot

Cette matrice avait en premier lieu une vocation financière, permettant de déterminer l’enveloppe de notre projet. Puisque nous avions défini au départ le budget, ceci a permis de converger rapidement vers une situation d’équilibre pour cette seconde itération de notre répartition.

Ça se précise, on va voir l’architecte !

Une fois le terrain trouvé, qui comblait toutes nos attentes, ainsi que choisi notre architecte (le détail de nos péripéties est , et ), il était temps de rentrer dans le vif du sujet, la construction : nous avions certes une idée de notre espace idéal, mais il manquait mettre toutes les pièces du puzzle ensemble. Pour aider l’architecte dans cette tâche, nous avons chacun fourni un peu plus de détail sur nos logements :

  • les pièces souhaitées, et leurs dimensions idéales
  • les terrasses, que nous avions vaguement abordées auparavant
  • les souhaits de jardin ou pas
  • vivre en étage ou au rez-de chaussée
  • en duplex ou de plain-pied
  • etc.
Le grand jeu de l'architecte ...

Le grand jeu de l’architecte …

Première approche très édulcorée de la conception des logements, cela a surtout permit d’éclaire l’architecte sur les différents volumes à emboîter, et comment les organiser pour répondre aux mieux à nos aspirations. De ces premières esquisses, non retenues lorsqu’ils ne correspondaient pas à notre conception du vivre ensemble, ou justement aux détails précisés plus haut, l’une est rapidement sortie du lot, et a défini ce que serait la répartition finale : 2 appartement en L en bas, duplex en rez-de-jardin, pour ceux qui voulaient justement un accès jardin, un appartement en L au-dessus et un plus petit de plain-pied pour ceux qui préféraient les étages.

Certes nos aspirations ont quelque peu facilité cette répartition, si nous avions tous désiré un rez-de-jardin de plain-pied … nous y serions toujours 🙂

Et le 5e lot alors ?

Les plus perspicaces d’entre vous auront remarqué que j’en parle un peu au début, mais qu’il a fini par disparaître. Ce serait omettre qu’il a bien failli être attribué à l’un d’entre nous, lorsque les difficultés du PLU sont venu pimenter la conception et que l’architecte rencontrait quelques difficultés à conserver la répartition issue des esquisses.

J’évoquais notre conception du vivre ensemble, et l’idée d’un bâtiment commun était justement l’une d’entre elles, le 5e lot ayant plus vocation à conserver son indépendance. Nous avons donc défendu cette vision, ainsi que la disposition actuelle de nos appartements dans le bâtiment principal.

Voilà un projet et une organisation rondement menés, et une répartition établie en toute sérénité 🙂

(*) petite note sur « feu » le COS, notion qui n’existe plus depuis mars 2014 et la loi ALUR, c’est à présent le PLU seul qui fixe les contraintes de constructibilité

Vitry-sur-Seine

Comme vous le savez, maintenant, notre projet se situe sur la ville de Vitry. Nous vous proposons aujourd’hui un tour d’horizon de cette ville.

Vitry, sa situation géographique et son histoire

Vitry-sur-Seine est située dans le département du Val-de-Marne en Île-de-France à quatre kilomètres au sud de Paris. En 2011, la ville comptait 86 375 habitants. Vitry longe la Seine côté rive gauche sur 3.8 kilomètres. La ville cache de nombreuses carrières (comme nous vous en avons déjà parlé à plusieurs reprises ici),  Sa municipalité reste communiste depuis 1925 d’où son appartenance à la Ceinture Rouge. Ses habitants sont appelés les Vitriots.

Vitry et les transports

Dans le cadre du grand Paris de 2020 : de nouvelles lignes de métro et de tramway feront leur apparition en 2020 dont la ligne n°15 qui passera par Vitry centre. D’autres seront prolongées comme la ligne n°14 qui traverse Paris du Nord-Ouest au Sud-Est et qui demain passera à proximité de Vitry puisqu’elle traversera la ville de Villejuif (Ville voisine de Vitry dans le 94) pour rejoindre l’aéroport d’Orly (Département de l’Essonne 91).

grand-paris

 

Vitry, une vie culturelle riche et en plein développement

Depuis des décennies, la ville de Vitry, s’est engagée dans une démarche de promotion de l’art contemporain et de l’architecture avant-gardiste. La ville se compose de nombreuses œuvres architecturales publiques telles que :

– L’Hôtel de ville conçu par l’architecte François Girard et datant de 1986 (photo à la une),

– Le musée d’Art contemporain du Val-de-Marne dont les architectes sont Jacques Ripault et Gilles Vexlard datant de 2005, Musée Vitry 14

– Le centre municipal de santé Pierre-Rouquès datant de 2006, VitrysSMaiSanteVaGa

 

– Le musée l’explor@dome dédié aux sciences et technologie, conçu par l’architecte Christophe Vandon et datant de 2009,Exploradome-SYL

et bien d’autres encore…

 

Vitry et le street art

Enfin, le street-art est très présent à Vitry comme le montre ces photos prises par Yohann Cordelle, de l’Atelier Oz, et Steve Stilmann et se cachent dans des endroits inattendus.

street art 1  street art 3 street art 2

street art 4

street art 6

Je vous invite à vous « perdre » dans cette ville aux nombreuses facettes.

Pour en savoir plus :

– Le lien Facebook

– Le lien de la ville

Le logement pour tous

Aujourd’hui, on va vous parler un peu de règlementation. Les lois sont partout et surtout dans l’urbanisme.

La législation dit que tout logement neuf doit répondre à des normes de construction et d’aménagement pour être accessible aux personnes handicapées.

Par personne handicapée, on entend handicap physique, sensoriel, cognitif, mental ou psychique.

images

La loi ne profite donc pas uniquement aux personnes en fauteuil roulant comme on pourrait le penser avant de se pencher sur le sujet, mais également aux personnes malentendantes, mal voyantes ou atteintes de maladies ou déficiences mentales.

Les normes de construction et d’aménagement des parties communes

Elles concernent :

  • le cheminement menant de l’entrée du terrain à l’entrée du bâtiment qui doit être facilement praticable, c’est-à-dire sans marche supérieure à 2 cm, avec un tracé bien visible (par un sol de couleur différente par exemple), un éclairage artificiel pour ne pas laisser de zone sombre.
  • Le stationnement adapté, qui doit être d’au moins 5% de la totalité des places de stationnement du bâtiment. Ces places doivent permettre l’accès direct et facile au bâtiment
  • L’accès à l’immeuble, c’est-à-dire les portes, interphones, escaliers, parties communes diverses qui doivent répondre à des règles précises (dimensions, hauteur d’installation, visibilité…)
  • Les éclairages et signalisations.

Les normes concernant les parties privatives :

  • L’accès en général c’est-à-dire les dimensions des portes : 90 cm pour les portes d’entrées, 80 cm pour les autres portes. Mais aussi les positions des poignées, les hauteurs de seuils , les systèmes d’ouvertures de fenêtres, les accès aux balcons et terrasses .
  • Le concept d’ « unité de vie » accessible c’est-à-dire une cuisine, des toilettes avec un lavabo, un salon et une chambre sur le niveau où se trouve l’entrée du logement.

Concrètement quel est l’impact sur le projet BBP ?

Il est TRES important !

En effet, nous devons suivre ces normes si nous voulons obtenir notre permis de construire.

C’est donc le travail de l’architecte et éventuellement du bureau d’études de tenir compte de ces normes. Par exemple, la pente de la rampe d’accès au parking ne permettant pas de remonter facilement en fauteuil roulant, notre place réservée sera en surface non loin de l’entrée du bâtiment.

La question cruciale à été de déterminer si nous devions nous considérer comme un logement collectif ou des maisons individuelles. En effet la distinction est importante car les normes de construction à l’intérieur des logements sont différentes selon la nature de la construction. Grâce à ce petit dessin c’est tout simple (cliquer pour agrandir):

HA-01corr

Notre configuration de construction répond au cas 4, soit quatre logements desservis par des parties communes, nous sommes donc considérés comme une construction collective. Nous devrions donc appliquer les normes correspondantes, SAUF que celles-ci ne s’appliquent pas lorsque le contribuable construit pour son propre usage. Nous pourrons donc nous fier à la règlementation « maison individuelle » pour les parties privées. (source : www.développement-durable.gouv.fr)

 Voilà pour ce survol rapide des contraintes de construction auxquelles nous sommes confrontés.

Pour le moment nous trouvons des solutions pour les respecter, ce n’est pas toujours facile mais on ne désespère pas !

Pour en savoir plus vous trouverez ici les textes légaux.

Et ici , des documents utiles dont des fiches pratiques concernant le stationnement, les portes, escaliers, ascenseurs…

 

Licence to build, ou comment obtenir un permis de construire ?

Publilius Syrus, célèbre poète latin (ouaih, moi non plus, je ne le connaissais, je cherchais juste une citation sur Google pour introduire le sujet …) avait déjà tout compris : « Le temps de la réflexion est une économie de temps ». Et quand on parle de permis de construire, c’est exactement de ça dont il est question : passer du temps sur la conception de notre immeuble pour éviter de perdre du temps durant la phase de construction ou de vivre avec une erreur de conception.

Oui, car aujourd’hui, je vais vous parler du permis de construire, des différente étapes à suivre, de son dépôt en mairie pour instruction et bien sûr, pas uniquement sur la manière de remplir les formulaires CERFA … on y va ?

Le permis de construire : une démarche administrative, mais pas que .. 

Le permis de construire est avant tout une autorisation administrative, délivrée par la mairie (du moins dans notre cas – je n’entre volontairement pas dans les autres cas, ce n’est pas le sujet) pour que nous puissions construire notre immeuble. C’est le document de référence qui permet aux autorités compétentes de vérifier que nous respectons notamment le code de l’urbanisme et le PLU (Plan Local d’Urbanisme, autrement dit la déclinaison locale du code de l’urbanisme).

PlanningPermisConstruire

Le planning de notre phase d’étude

Et pour nous, c’est surtout l’outil qui nous permet de travailler et d’échanger avec l’architecte sur les plans de nos futurs logements.

C’est pour ça que cette étape prend un peu de temps (4 mois dans notre cas) et qu’il ne faut surtout pas la bâcler : nous ne souhaitons en effet pas prendre le risque de vivre les 10 prochaines années avec un défaut de conception !

Qui estime la durée ?  C’est l’architecte sur la base de son expérience et des « standards », en considérant  la complexité et la taille du projet. Dans notre cas, il aurait été compliqué donc risqué de faire plus court.

C’est pour ça aussi que nous respectons les étapes qui divise cette phase dite d’avant-projet (car le projet, c’est la construction) :

  • L’esquisse
  • L’Avant Projet Sommaire (APS)
  • L’Avant Projet Détaillé (APD)

Etape 1 : L’esquisse (durée : 3 semaines) 

Nous avons déjà eu l’occasion d’en parler ici : l’esquisse permet de définir (sans les figer définitivement) les grands volumes de notre bâtiment, son emprise au sol, … C’est le moment où nous prenons réellement connaissance du PLU (on avait commencé un peu avant, mais c’est parce que nous sommes impatients), de son contenu et donc de ses contraintes.

Esquisse

Exemple d’esquisse

Exemple : La mise en place d’une baie vitrée nécessite d’être à une distance réglementaire de la limite de propriété pour ne pas avoir une vue trop proche sur la maison des voisins (c’est vrai quoi, on n’est pas dans Loftstory …) 

Dans notre cas, la préparation de l’esquisse a duré environs 3 semaines.

 

 

Etape 2 : Avant Projet Sommaire (APS – durée 4 semaines) 

Pour l’APS, on entre un peu plus dans les détails et on commence à se poser des questions existentielles : où seront situés les appartements de chacun ? Où vais-je positionner la chambre ? La salle de bains ? Quelle sera ma superficie ? Pourquoi il a une plus grande terrasse que la mienne 😉 ?

Pour s’imprégner de nos envies et dessiner les appartements de nos rêves, notre architecte a demandé à chaque couple de produire son « cahier des charges » (autrement dit, notre liste au Père Noel  et cette année, le Père Noel s’appelle Guita !).

PlanAPS

Le plan d’un lot en phase d’APS

Avec les premiers résultats, chaque couple du projet a également rencontré Guita pour ajuster les premiers plans et discuter des différentes options de positionnement. Vous vous souvenez du dazibao ? C’était pour ça !

Avec ces plans détaillés, le Bureau d’Etudes Techniques (BET, on vous fera un article dédié bientôt) qui travaille avec notre architecte a également travaillé sur une première estimation financière en prenant des hypothèses (ex : sur la nature des fondations nécessaires, le système de chauffage, …).

Résultat : Toh ! (pour citer un autre célèbre poète), heureusement nous avons des pistes d’optimisation :  la robinetterie en or ça fait finalement un peu trop bling-bling et le sol en marbre n’est pas compatible avec un chauffage au sol …. dommage 🙂 !

Dans notre cas, la préparation de l’APS a duré 4 semaines. A l’heure où j’écris cet article, nous venons de terminer cette étape et nous apprêtons à entrer dans l’étape suivante. La bonne nouvelle est que nous respectons le timing. So far so good, comme disait William quand il déjeunait avec Jean-Baptiste 🙂 !

Etape 3 : Avant Projet Détaillé (APD – durée estimée : 6 semaines) 

Bon, j’imagine que vous avez compris le principe. Oui, nous allons entrer encore un peu plus dans les détails. A l’issue de l’étape d’APD, nous aurons les plans détaillés, nous aurons affiné l’estimation financière avec le BET. Nous aurons arrêté le choix du système de chauffage dont dépendra le bilan thermique de notre immeuble et le respect de la RT 2012 (dont vous êtes des spécialistes depuis l’article de la semaine dernière). Nous aurons également travaillé sur tout un tas d’autres normes et réglementations comme la réglementation PMR (Personne à Mobilité Réduite), l’accessibilité des secours, etc.

Et après ? On dépose notre Dossier de Permis de Construire en mairie et on attend … 

C’est uniquement après tout ce travail que nous serons en mesure de remplir les formulaires CERFA et fournir tous les documents qui les accompagnent. Il nous faudra bien quelques jours. Nous pourrons alors déposer notre demande de permis de construire auprès des services compétents, en l’occurrence le Service d’Urbanisme.

Comme nous n’entrons pas dans le cadre d’une construction individuelle, la mairie dispose de trois mois pour étudier le dossier. Toujours bon à savoir : l’absence de réponse vaut acceptation ! Bien sûr, nous n’allons pas nous tourner les pouces pour autant : ce sera notamment le moment de travailler sur la sélection du / des constructeur(s)

Et après c’est validé ? Techniquement, il reste le recours des tiers … mais nous vous en parlerons dans un autre article ! Et seulement après, nous pourrons démarrer les travaux.

On fait quoi si la mairie refuse ?

Les plus curieux d’entre vous se demandent sans doute : vous faites quoi si la mairie refuse ? Ben oui, qui dit demande d’autorisation, dit éventualité d’une réponse négative !

Concrètement, cela va dépendre la nature du refus. S’il s’agit de quelques réserves, nous les traiterons jusqu’à obtenir validation. S’il s’agit d’un refus net et franc, nous avons toujours la possibilité d’un recours administratif.

Dans le pire des cas, en « bons pères de famille » (c’est une expression, hein) bien avisés et bien conseillés, nous avons fait de l’obtention du permis de construire une clause suspensive de l’achat du terrain … malin, non 😉 ? Autrement dit, nous n’achèterons pas le terrain, ce qui n’empêche pas que nous aurons dépensé beaucoup d’argent dans l’élaboration du permis de construire, dans l’étude de sol, etc.

Toutefois, dans la mesure où nous faisons attention à respecter scrupuleusement les indications du PLU, nous pouvons raisonnablement penser que le permis a de bonnes chances d’être validé, à quelques demandes de correction près.

 Trucs & Astuces : comme indiqué plus haut, il faut savoir prendre (perdre ?) son temps sur cette phase primordiale de votre projet de construction. Une petite erreur à cette étape peut facilement se transformer en grosse cata dans les phases de construction …

Du choix de l’architecte…

Petite note juridique préalable (mais indispensable) : un architecte est obligatoire pour un projet de plus de 170 m2. Dura lex sed lex comme disaient les Romains ! ça tombe bien, comme nous ne sommes pas des pros du BTP et de la construction, on ne se voyait pas gérer tout ça seuls …

Il faut donc choisir un architecte … OK !

Autant mes futurs copropriétaires sont des matheux et adorent faire des tableaux Excel, autant moi je marche au feeling. Avec l’archi, ça matche ou ça ne matche pas, l’archi c’était du sentimental, de la réaction épidermique.

Où chercher un(e) architecte ?

Pour trouver un architecte, il y a Google ou même les pages jaunes mais là, bon courage pour faire le tri, ou alors, il y à la presse spécialisée.

Certains d’entre nous étant amateurs d’architecture depuis longtemps c’est donc sur cette presse que nous nous sommes penchés. Par bonheur pour ceux du groupe qui ont plus de mal à se projeter dans une photo de magazine, il y a tous les ans les JAV, les Journées d’Architecture à Vivre, organisées par le magazine « architecture à vivre » .

Bienvenue aux JAV !

journees-architectures-a-vivreCes journées (en général sur 2 week ends au mois de juin) permettent de rencontrer des architectes dans une de leur réalisation, avec la présence des propriétaires/clients.

Quoi de mieux que d’avoir au même endroit, l’architecte, son « œuvre » et ses clients ravis (en général quand le client n’est pas content, il ne fait pas visiter sa maison). Ravis mais néanmoins capables de donner un avis honnête et objectif, malgré la présence de l’architecte.

Avec notre troupe de choc, nous avons donc choisi plusieurs projets dans la région parisienne. Nous avons d’emblée éliminé les projets parisiens, par définition trop petits pour nous 8 (ou trop chers, il faut bien l’avouer). Les projets d’habitats participatifs étant quasi inexistants dans ces journées pour le moment, nous avons sélectionné les visites plutôt en fonction du style d’architecture que nous recherchions : L’architecture MODERNE.

La visite de la maison de Chatou

Notre architecte présentait une rénovation avec agrandissement d’une maison à Chatou (78). Pas vraiment dans le thème de notre projet (construction intégrale) mais les visuels sur le site étaient prometteurs.

Nous avions vu juste et avons été très emballés par la partie agrandissement de cette maison, exactement dans notre idée de logement idéal : LUMIÈRE et ESPACE. L’architecte a vraiment bien présenté son projet, elle nous a fait bonne impression et en plus s’est montrée très intéressée par notre projet.

Le moment du choix

A la fin des JAV 2013, nous avions vu beaucoup de réalisations et donc d’architectes, dont pas mal qui collaient bien à notre projet. N’ayant besoin que d’un seul architecte, il a bien fallu se réunir et faire un choix (c’est là qu’interviennent les fameux tableaux Excel)

D’un commun accord, nous avons éliminé celui qui refusait d’aborder le sujet du budget  « Le budget ?? Ah mais ne parlons pas de choses aussi terre à terre… » .

Nous avons finalement décidé de faire faire des ébauches d’esquisses aux 2 architectes les plus motivés et intéressés par notre projet de groupe. Pourquoi 2 ? Parce que trop de choix tue le choix, et que si on en avait sélectionné plus, on y serait encore.

Cette formule c’est avérée parfaite (en tout cas, jusqu’ici) dans notre cas puisqu’un des deux architectes s’est vraiment démarqué de l’autre :  Le choix était fait !

En conclusion, la recherche de l’architecte est une étape cruciale pour le résultat final. Un mauvais choix d’architecte donnera un projet qui ne nous ressemble pas, qui explose le budget, ou qui carrément n’arrive pas à se faire.

Bientôt, les premières esquisses…

Et pour les plus motivés, nous vous proposons de télécharger le fichier de critères utilisé pour évaluer « nos » architectes. Il est libre d’accès, vous en faites ce que vous voulez, mais il n’a pas la prétention d’être un standard. Nous y avons mis les critères qui étaient importants pour nous, ni plus, ni moins.

THE tableau excel